Prison, santé et vieillissement : enjeux et impacts de la détention pour les personnes de plus de 60 ans

L’Administration Pénitentiaire a sollicité la MRIE pour réaliser une étude sur la situation des « détenus âgés ». Au coeur des interrogations se trouve la question de la santé liée à celle du vieillissement et de la perte d’autonomie. Il s’agit d’observer l’incidence de la détention sur la santé, et le vieillissement pour un public âgé de plus de 60 ans. Constate-t-on des pathologies propres à cet âge ?

L’existence d’activités adaptées, la persistance ou l’absence de relations sociales peuvent avoir des répercussions sur la santé, et plus globalement sur la personne. Enfin, la « sortie » est interrogée pour ce public, et notamment l’existence de solutions en termes de logement et de ressources financières, d’autant plus que la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, stipule que les détenus âgés de 70 ans et plus pourront bénéficier d’une libération conditionnelle sans attendre l’exécution de la moitié de leur peine à condition que leur insertion soit assurée et qu’il n’y ait pas de risque de récidive ou de trouble à l’ordre public.

Au delà de l’observation, l’étude vise à formuler des propositions pour une meilleure prise en compte de cette population dans l’organisation de la détention, et à suggérer des pistes pour une meilleure insertion de ce public, que ce soit en vue d’une libération conditionnelle ou en fin de peine.

Afin de saisir au mieux les différents aspects de la situation des détenus âgés, l’étude intègre deux volets complémentaires : un premier quantitatif (une enquête par questionnaire) et un second qualitatif (une enquête par entretiens en face à face). Il convient de préciser également que l’étude cible les détenus âgés de plus de 60 ans et se déroule sur le territoire des régions Rhône-Alpes et Auvergne.

Elle a été réalisée par la MRIE en partenariat avec l’Administration Pénitentiaire et a bénéficié d’un cofinancement de la Fondation Abbé Pierre.

Pour télécharger l’étude, cliquez ici

Source : site de la MRIE


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Au 1er avril 2017, 70.230 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 2,7 % par rapport au mois d’avril 2016 (68.361). Au 1er mars 2017, il y avait 69.430 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 1,2 %.

Début 2016, sept Unités hospitalières spécialement aménagées (Lyon-Bron, Toulouse, Nancy-Laxou, Fleury-les-Aubrais, Villejuif, Lille-Seclin et Rennes) fonctionnaient en France. La huitième unité a ouvert le 18 juillet 2016 à Cadillac, en Gironde.

Un reportage de l’AFP, un rapport du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants du Conseil de l’Europe et le projet de loi de finances 2013 nous permettent de faire le point sur ce nouveau type de structure.

Voici plus de six ans, l’UHSA Simone Veil de Bron-Vinatier ouvrait ses portes et accueillait ses premiers patients détenus. Cette unité a 60 lits répartis en trois unités. Chaque unité a un projet particulier : accueil d’un patient en crise, soins individualisés, réadaptation. L’UHSA (unité hospitalières spécialement aménagées) reçoit des patients en hospitalisation libre ou sans consentement, recevant plutôt des malades souffrant de pathologies psychiatriques décompensées (psychoses, épisodes dépressifs graves). A ce jour, sept autres UHSA ont été ouvertes en France. Il était donc intéressant de retourner interviewer le Capitaine Jean-Christophe Wiart que la Fondation avait déjà rencontré en novembre 2010 pour tirer les premiers enseignements de deux ans d’expérience du métier de surveillant en un tel lieu.

Le 3 décembre 2015, lors de la soirée maintenant annuelle de la Fondation Après-Tout, avait été invité le Docteur Olivier Robert, neuropsychiatre et médecin du personnel de l’hôpital Edouard Herriot, sur le thème : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société »...

Selon les chiffres publiés le jeudi 15 octobre 2015 par l’Assurance maladie, les dépenses de médicaments en 2014, de 23 milliards d’euros, ont augmenté par rapport à 2013, de 845 millions d’euros (soit 3,8% de plus qu’un an plus tôt), en particulier du fait d’une nouvelle génération de molécules contre l’hépatite C comme le Sovaldi...

Est également proposé un temps de rencontre et d’échanges à partir d’un exposé : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société » par le Docteur Olivier ROBERT, neuropsychiatre et médecin du personnel.

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