Prise en charge sanitaire des personnes détenues

Les deux ministres s’étaient engagées à élaborer pour la première fois un plan stratégique de politique de santé pour les personnes détenues.

Organisé autour de 6 axes, ce plan a pour but d’améliorer la santé et la prise en charge sanitaire des personnes placées sous main de justice en tenant compte de la nouvelle loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.

Il traduit une démarche volontariste et coopérative des ministères en charge et apporte une véritable cohérence.

Trois grands principes ont présidé à la rédaction de ce plan :

- faire bénéficier les détenus de la même qualité et continuité des soins que la population générale ;

- mettre en œuvre les plans et programmes de santé publique en milieu carcéral ;

- améliorer l’état de santé des détenus grâce à la prévention ou aux soins prodigués pendant l’incarcération.

Il s’agit d’abord d’améliorer la connaissance de l’état de santé, en mettant en place des systèmes d’information, qui au-delà de la prise en charge individuelle, permettront d’assurer une veille et un suivi des politiques de santé.

Agir en prévention et promouvoir la santé fait l’objet d’un second axe.

Le troisième est consacré à l’accès aux soins incluant les périodes pendant et après la détention. L’organisation de la préparation et de la continuité des soins à la sortie étant considérée comme prioritaire.

Le 4ème axe concerne l’amélioration du dispositif de protection sociale tandis que le 5ème porte sur la formation des professionnels concernés.

Enfin, le dernier axe vise à améliorer les conditions d’hygiène, de sécurité et de salubrité des établissements pénitentiaires.

Pour lire le dossier de presse présentant le plan stratégique, cliquez ici

Pour lire le discours de Madame Michèle Alliot-Marie, cliquez ici

Pour lire le discours de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, cliquez ici


envoyer l'article par mail envoyer par mail
Version imprimable de cet article Version imprimable

Au 1er avril 2017, 70.230 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 2,7 % par rapport au mois d’avril 2016 (68.361). Au 1er mars 2017, il y avait 69.430 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 1,2 %.

Début 2016, sept Unités hospitalières spécialement aménagées (Lyon-Bron, Toulouse, Nancy-Laxou, Fleury-les-Aubrais, Villejuif, Lille-Seclin et Rennes) fonctionnaient en France. La huitième unité a ouvert le 18 juillet 2016 à Cadillac, en Gironde.

Un reportage de l’AFP, un rapport du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants du Conseil de l’Europe et le projet de loi de finances 2013 nous permettent de faire le point sur ce nouveau type de structure.

Voici plus de six ans, l’UHSA Simone Veil de Bron-Vinatier ouvrait ses portes et accueillait ses premiers patients détenus. Cette unité a 60 lits répartis en trois unités. Chaque unité a un projet particulier : accueil d’un patient en crise, soins individualisés, réadaptation. L’UHSA (unité hospitalières spécialement aménagées) reçoit des patients en hospitalisation libre ou sans consentement, recevant plutôt des malades souffrant de pathologies psychiatriques décompensées (psychoses, épisodes dépressifs graves). A ce jour, sept autres UHSA ont été ouvertes en France. Il était donc intéressant de retourner interviewer le Capitaine Jean-Christophe Wiart que la Fondation avait déjà rencontré en novembre 2010 pour tirer les premiers enseignements de deux ans d’expérience du métier de surveillant en un tel lieu.

Le 3 décembre 2015, lors de la soirée maintenant annuelle de la Fondation Après-Tout, avait été invité le Docteur Olivier Robert, neuropsychiatre et médecin du personnel de l’hôpital Edouard Herriot, sur le thème : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société »...

Selon les chiffres publiés le jeudi 15 octobre 2015 par l’Assurance maladie, les dépenses de médicaments en 2014, de 23 milliards d’euros, ont augmenté par rapport à 2013, de 845 millions d’euros (soit 3,8% de plus qu’un an plus tôt), en particulier du fait d’une nouvelle génération de molécules contre l’hépatite C comme le Sovaldi...

Est également proposé un temps de rencontre et d’échanges à partir d’un exposé : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société » par le Docteur Olivier ROBERT, neuropsychiatre et médecin du personnel.

Toute les brèves

Contact

Fondation Après-Tout

Adresse : 15 rue Jean Perréal 69008 LYON

Mail : contact@apres-tout.org

Rechercher