78.796 personnes sous écrou en France au 1er janvier 2017

Mise à jour le 31 janvier 2017

Au 1er janvier 2017, 68.432 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 2,6 % par rapport au mois de janvier 2016 (66.678). Au 1er décembre 2016, il y avait 69.012 personnes incarcérées, ce qui représente une baisse mensuelle de 0,8 %.

Parmi le total des personnes incarcérées, le nombre de personnes prévenues s’élève à 19.498 pour 48.934 personnes condamnées, soit 28,49 % des personnes incarcérées (28,87 % au 1er décembre 2016). Cela représente une hausse de 7,4 % par rapport à l’année précédente (en janvier 2016, on dénombrait 18.158 prévenus).

Il y avait en ce début janvier 2017 en France 78.796 personnes sous écrou dont 68.432 incarcérées, ce qui représente pour ces dernières une hausse de 2,6 % par rapport au mois de janvier 2016 (66.678). Le nombre de personnes sous écrou est en hausse de 2,9 % sur douze mois (2.195 personnes sous écrou de plus).

Les détenus mis en placement sous surveillance électronique sont 9.801 dont 296 en libération sous contrainte.

Resté sous la barre des soixante mille pendant les années 1990, et passé sous les cinquante mille en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis, parallèlement à l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées.

En ce mois de janvier 2017, les prisons françaises demeurent surchargées et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté dénonce par des recommandations en urgence l’insalubrité de certains établissements pénitentiaires de notre pays (Nouméa, Baumettes). Notons aussi le chiffre très élevé de 9.751 détenus en surnombre.

Les mineurs écroués sont 769 au 1er janvier 2017, ce qui représente une hausse de 2,3 % par rapport au mois précédent (752 au 1er décembre 2016). Onze écroués ne sont pas détenus. Ils étaient 715 au 1er janvier 2016. Les mineurs détenus représentent 1,1 % des personnes incarcérées.

Au 1er janvier 2017, 268 d’entre eux étaient dans des établissements pour mineurs (EPM). Ces établissements sont sous-occupés (342 places opérationnelles, soit 70 places inoccupées car 4 sont occupées par des majeurs), alors que 490 mineurs (64,64 %) sont détenus dans d’autres établissements. Ils se répartissaient ainsi :

- Meyzieu / Rhône : 35 détenus pour 50 places opérationnelles
- Lavaur : 45 détenus pour 59 places opérationnelles
- Quiévrechain : 47 détenus pour 59 places opérationnelles
- Marseille : 51 détenus pour 59 places opérationnelles
- Orvault (Nantes) : 38 détenus et 4 majeurs pour 55 places opérationnelles
- Porcheville (Mantes) : 52 détenus pour 60 places opérationnelles

Il y a 2.825 femmes sous écrou au 1er janvier 2017. 2.265 d’entre elles sont en prison.

Au 1er janvier 2017, 11.913 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 20,1 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées (ce pourcentage ne tient pas compte des 429 condamnés en libération sous contrainte). Les aménagements de peine sont en hausse de 5,1 % en un an (11.335 au 1er janvier 2016).

Il y a ainsi 855 personnes bénéficiant d’une mesure de placement à l’extérieur sans hébergement en janvier 2017 (764 au 1er janvier 2016), 1.553 d’une mesure de semi-liberté (1.490 au 1er janvier 2016) et 9.505 d’un placement sous surveillance électronique (9.081au 1er janvier 2016).

Mais il y a aussi des libérations sous contrainte au nombre total de 429 : 106 condamnés en semi-liberté, 296 condamnés en placement sous surveillance électronique, 5 condamnés en placement extérieur hébergés et 22 condamnés en placement extérieur non hébergés.

Au 1er janvier 2017, le parc pénitentiaire compte 58.681 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2017 - Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre, Lille-Annœullin, Réau, Orléans-Saran et Valence.

Au 1er janvier 2017, 4 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 42 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 42 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 36 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er janvier 2017, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 1.638. Le maximum depuis le 1er juillet 2008 a été de 1.648 en juillet 2016.

Au 1er janvier 2017, le nombre de détenus en surnombre était de 9.751. Le nombre moyen de détenus en surnombre était en 2010 de 9.280, en 2011 de 10.640, en 2012 de 12.340 et en 2013 de 12.910. Le taux de densité carcérale est de 117 %.

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Au 1er janvier 2015, le nombre de personnes placées sous main de justice recensées par l’administration pénitentiaire était de 249.513 contre 251.991 un an auparavant (- 1,0). Cette population est constituée de 66.270 personnes détenues (- 1,2 % en un an), 11.021 personnes sous écrou mais non détenues (+ 3,6 % en un an) et 171.222 sans écrou (- 1,1 % en un an). Cette dernière catégorie inclut 215 condamnés sous contrainte pénale.

La population détenue comprend 25 % de prévenus ; les personnes sous écrou mais non détenues sont exclusivement des condamnés (pour l’essentiel sous surveillance électronique) ; la population des personnes placées sous main de justice hors écrou comprend 97 % de condamnés (condamnés au sursis avec mise à l’épreuve et/ou au travail d’intérêt général, condamnés en libération conditionnelle…).

Près des 78 % des condamnés suivis par l’administration pénitentiaire le sont dans la communauté (en milieu ouvert) et 22 % seulement en détention.

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Au 1er janvier 2012, il y avait :

- 487 condamnés en cours d’exécution d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
- 1.830 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 20 et 30 ans.
- 5.297 condamnés en cours d’exécution d’une peine entre 10 et 20 ans.

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Téléchargez le dossier présentant l’ensemble des chiffres de janvier 2017.

Sources  : Direction de l’Administration pénitentiaire et OPALE


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Au 1er janvier 2017, 68.432 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 2,6 % par rapport au mois de janvier 2016 (66.678). Au 1er décembre 2016, il y avait 69.012 personnes incarcérées, ce qui représente une baisse mensuelle de 0,8 %.

Début 2016, sept Unités hospitalières spécialement aménagées (Lyon-Bron, Toulouse, Nancy-Laxou, Fleury-les-Aubrais, Villejuif, Lille-Seclin et Rennes) fonctionnaient en France. La huitième unité a ouvert le 18 juillet 2016 à Cadillac, en Gironde.

Un reportage de l’AFP, un rapport du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants du Conseil de l’Europe et le projet de loi de finances 2013 nous permettent de faire le point sur ce nouveau type de structure.

Voici plus de six ans, l’UHSA Simone Veil de Bron-Vinatier ouvrait ses portes et accueillait ses premiers patients détenus. Cette unité a 60 lits répartis en trois unités. Chaque unité a un projet particulier : accueil d’un patient en crise, soins individualisés, réadaptation. L’UHSA (unité hospitalières spécialement aménagées) reçoit des patients en hospitalisation libre ou sans consentement, recevant plutôt des malades souffrant de pathologies psychiatriques décompensées (psychoses, épisodes dépressifs graves). A ce jour, sept autres UHSA ont été ouvertes en France. Il était donc intéressant de retourner interviewer le Capitaine Jean-Christophe Wiart que la Fondation avait déjà rencontré en novembre 2010 pour tirer les premiers enseignements de deux ans d’expérience du métier de surveillant en un tel lieu.

Le 3 décembre 2015, lors de la soirée maintenant annuelle de la Fondation Après-Tout, avait été invité le Docteur Olivier Robert, neuropsychiatre et médecin du personnel de l’hôpital Edouard Herriot, sur le thème : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société »...

Selon les chiffres publiés le jeudi 15 octobre 2015 par l’Assurance maladie, les dépenses de médicaments en 2014, de 23 milliards d’euros, ont augmenté par rapport à 2013, de 845 millions d’euros (soit 3,8% de plus qu’un an plus tôt), en particulier du fait d’une nouvelle génération de molécules contre l’hépatite C comme le Sovaldi...

Est également proposé un temps de rencontre et d’échanges à partir d’un exposé : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société » par le Docteur Olivier ROBERT, neuropsychiatre et médecin du personnel.

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