La Sécurité sociale aura 70 ans en octobre 2015… et elle vieillit mal

C’est en octobre 1945 que la Sécurité sociale a été créée selon des principes qui découlaient du programme du Conseil national de la résistance : égalité d’accès aux soins, qualité des soins et solidarité.

Notre modèle de Sécurité sociale repose sur un mode de financement alimenté par des cotisations sociales, sur le principe de la mutualisation des risques.

Ce système a permis progressivement de couvrir l’ensemble de la population, y compris, à partir de 2000, les personnes sans emploi grâce à la couverture maladie universelle (CMU). Cette même année a vu la diffusion de la carte Vitale personnelle pour les ayants droit âgés de 16 ans et plus. L’Assurance maladie permet ainsi à chacun de se faire soigner selon ses besoins, quel que soient son âge et son niveau de ressources. Aujourd’hui, elle garantit l’accès aux soins de près de 55 millions de personnes.

Le principe d’unicité de la sécurité sociale a cependant été mis à mal en 1967 lorsqu’une ordonnance a créé plusieurs branches autonomes : maladie, famille, vieillesse, chaque branche étant responsable de ses ressources et de ses dépenses.

Aujourd’hui, le déficit de la Sécurité sociale devient problématique : les dépenses sociales ne cessent de croître alors que les rentrées financières diminuent (croissance faible, nombre de chômeurs élevé…).

Les différentes réformes entreprises pour y remédier non seulement n’ont pas diminué le déficit mais ont augmenté les inégalités sociales de santé : « augmentation des sommes restant à la charge, hausse du ticket modérateur, création de forfaits et de franchises, essor des dépassements d’honoraires... Si l’assurance maladie essaie de maintenir un haut niveau de remboursement pour les soins hospitaliers et les affections de longue durée, elle est devenue largement insuffisante pour les soins courants » (Didier Tabuteau, responsable de la chaire Santé de Sciences Po et co-directeur de l’Institut Droit et Santé).

Les complémentaires Santé reposant sur des solidarités locales et professionnelles sont, depuis 2004, le deuxième pilier de la Sécurité sociale et renforcent les inégalités de santé, en particulier entre salariés d’un côté, chômeurs et retraités de l’autre. « Une réflexion collective entre tous les acteurs est nécessaire pour éviter ce mouvement » (de concurrence) (Didier Tabuteau)

Il ne faut cependant pas oublier le rôle essentiel joué par la Sécurité sociale depuis le début jusqu’à la fin de la vie, dans notre pays, ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de pays, en particulier à bas revenus.

Pour en savoir plus, aller sur le site de la sécurité sociale : histoire, missions, réformes… sont présentées ainsi que le calendrier des célébrations du 70e anniversaire


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Au 1er avril 2017, 70.230 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 2,7 % par rapport au mois d’avril 2016 (68.361). Au 1er mars 2017, il y avait 69.430 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 1,2 %.

Début 2016, sept Unités hospitalières spécialement aménagées (Lyon-Bron, Toulouse, Nancy-Laxou, Fleury-les-Aubrais, Villejuif, Lille-Seclin et Rennes) fonctionnaient en France. La huitième unité a ouvert le 18 juillet 2016 à Cadillac, en Gironde.

Un reportage de l’AFP, un rapport du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants du Conseil de l’Europe et le projet de loi de finances 2013 nous permettent de faire le point sur ce nouveau type de structure.

Voici plus de six ans, l’UHSA Simone Veil de Bron-Vinatier ouvrait ses portes et accueillait ses premiers patients détenus. Cette unité a 60 lits répartis en trois unités. Chaque unité a un projet particulier : accueil d’un patient en crise, soins individualisés, réadaptation. L’UHSA (unité hospitalières spécialement aménagées) reçoit des patients en hospitalisation libre ou sans consentement, recevant plutôt des malades souffrant de pathologies psychiatriques décompensées (psychoses, épisodes dépressifs graves). A ce jour, sept autres UHSA ont été ouvertes en France. Il était donc intéressant de retourner interviewer le Capitaine Jean-Christophe Wiart que la Fondation avait déjà rencontré en novembre 2010 pour tirer les premiers enseignements de deux ans d’expérience du métier de surveillant en un tel lieu.

Le 3 décembre 2015, lors de la soirée maintenant annuelle de la Fondation Après-Tout, avait été invité le Docteur Olivier Robert, neuropsychiatre et médecin du personnel de l’hôpital Edouard Herriot, sur le thème : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société »...

Selon les chiffres publiés le jeudi 15 octobre 2015 par l’Assurance maladie, les dépenses de médicaments en 2014, de 23 milliards d’euros, ont augmenté par rapport à 2013, de 845 millions d’euros (soit 3,8% de plus qu’un an plus tôt), en particulier du fait d’une nouvelle génération de molécules contre l’hépatite C comme le Sovaldi...

Est également proposé un temps de rencontre et d’échanges à partir d’un exposé : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société » par le Docteur Olivier ROBERT, neuropsychiatre et médecin du personnel.

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