L’état de santé de la population en France

La Direction de la recherche des études, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) du Ministère de la Santé vient de publier un rapport "édition 2015" sur l’état de santé de la population en France...

Le constat global sur lequel s’ouvre ce rapport est tout à fait satisfaisant : si on le compare aux pays de même niveau de vie, l’état de santé en France apparaît bon au regard de grands indicateurs comme la mortalité standardisée ou l’espérance de vie, à la naissance ou à 65 ans, et pour certains indicateurs spécifiques comme la mortalité cardio-vasculaire, deuxième cause de décès en France. Par ailleurs, il s’améliore puisque l’espérance de vie continue d’augmenter, phénomène qui en retour, accentue le vieillissement de la population et contribue à l’augmentation de la population atteinte de pathologies chroniques et d’incapacité fonctionnelle (entre 2010 et 2012, on a par exemple franchi le cap des 3 millions de Français atteints de diabète).

Mais il demeure, par ailleurs, que des disparités notables perdurent tant entre hommes et femmes qu’entre territoires ou catégories sociales.

L’écart se comble pour les disparités selon le genre

L’espérance de vie des femmes à la naissance est toujours supérieure à celle des hommes (85,4 ans en 2014 contre 79,2 ans pour les hommes), mais l’écart entre les sexes continue à diminuer. De 8,2 ans en 1994, 7,1 ans en 2003, il est de 6,2 ans en 2014.

L’espérance de vie à 65 ans est de 23,4 ans pour les femmes en 2013 (2,2 ans de plus qu’en 2000), et de 19,1 ans pour les hommes (2,4 ans de plus qu’en 2000). L’espérance de vie des femmes à la naissance et à 65 ans, et celle des hommes à 65 ans, font partie des plus élevées en Europe. En revanche, l’espérance de vie des hommes avant 65 ans se situe dans la moyenne européenne (ce décalage observé chez les hommes s’explique en partie par le poids des décès prématurés).

Paradoxalement, il apparait, selon notamment une enquête sur les Ressources et Conditions de Vie effectuée en 2012 par l’INSEE, que les hommes, à âge égal, se sentent en meilleure santé que les femmes, et déclarent moins de maladies et moins de limitations fonctionnelles. La perception d’une bonne santé diminue avec l’âge et devient minoritaire chez les personnes de 65 ans ou plus. La santé perçue des hommes reste meilleure que celle des femmes pour toutes les tranches d’âge en dessous de 75 ans et elle devient proche ensuite.

Des disparités sociales importantes persistent

« À âge et à sexe égal, l’existence et l’importance des problèmes de santé sont d’abord liées à la position sociale et au niveau d’études. » Tous les indicateurs, que ce soit l’état général de santé déclaré, la mortalité, la mortalité prématurée, l’espérance de vie, la morbidité déclarée ou mesurée ou le recours aux soins, font apparaître un gradient selon la catégorie professionnelle ou le niveau d’études : on observe une diminution graduelle du risque tout au long de la hiérarchie sociale, sans aucun effet de seuil.

Les diverses recherches effectuées mettent en exergue les facteurs d’inégalité suivants : les conditions de vie et notamment de travail, les modes de vie et comportements à risque, l’effet de la structure sociale (position relative, domination hiérarchique et perte d’autonomie), ces facteurs ayant un rôle cumulatif au cours de la vie, et enfin le rôle du système de santé et de soins.

Certains facteurs nationaux dont pourraient faire partie les politiques sanitaires et sociales interviennent également. La causalité inverse existe également, selon laquelle l’état de santé explique en partie les différences de revenus. Aucune de ces hypothèses ne suffit à elle seule à expliquer le phénomène, qui résulte à l’évidence de causalités combinées. « Ce sont souvent les mêmes populations, les moins favorisées (faible revenu, peu diplômées), qui cumulent les expositions aux différents facteurs de risque pour la santé, que ce soit dans l’environnement professionnel (exposition au travail physiquement pénible, au travail de nuit, aux produits toxiques, etc.) ou dans l’environnement familial (bruit, mauvaise qualité de l’air ou de l’eau, etc.). Ce sont elles aussi qui ont le plus souvent les comportements défavorables à la santé (notamment en matière de nutrition, d’activité physique, de prévention, etc.). »

Les inégalités sociales de mortalité sont importantes : l’écart d’espérance de vie à 35 ans entre cadres et ouvriers est de 6,3 ans pour les hommes et de 3 ans pour les femmes. En outre, plus l’espérance de vie est courte, plus elle est accompagnée d’incapacités fonctionnelles.

Les inégalités s’inscrivent avant même la naissance, au cours de la grossesse, entrainant un taux de prématurité et de petit poids de naissance plus important chez les femmes membres des foyers dont les revenus sont les plus faibles. Elles continuent à être observées à tous les âges de la vie.

Source  : Rapport : L’état de santé de la population en France - Édition 2015. DREES


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