De la maltraitance des enfants...

Dans le bulletin de l’Ordre national des médecins du premier trimestre 2015, l’Ordre rappelle aux médecins qu’ « alerter les autorités judiciaires ou administratives est une obligation » lorsqu’ils sont confrontés à la maltraitance d’un enfant.

La maltraitance traverse tous les milieux sociaux. Si elle semble plus fréquente dans les familles dites défavorisées, c’est parce qu’elles sont davantage suivies par les services sociaux.

La maltraitance englobe, outre les violences physiques, les humiliations, les insultes, les pressions psychologiques…

Un vrai déni existe chez les médecins, surtout en libéral, par manque de formation à repérer les signes de violence chez le jeune enfant, mais aussi par peur du signalement abusif. En fait, le médecin n’a pas à être certain de la maltraitance. Il n’a pas à en apporter la preuve pour alerter l’autorité compétente. Ils doivent juste rapporter les faits observés. Les médecins qui ne signalent pas un cas de maltraitance sont passibles de 5 ans de prison et de 75000 euros d’amende.

Quelques chiffres

- 98.000 cas connus d’enfants en danger aujourd’hui en France, soit 10% de plus qu’il y a 10 ans.

- Parmi eux, 19.000 sont victimes de violence, les autres se trouvant dans des situations à risque.

- 44% des enfants maltraités ont moins de 6 ans.

- La maltraitance est le plus souvent intra familiale : elle est le fait des pères dans 46% des cas, des mères dans 25% des cas, du beau-père dans 9% des cas.

- Plus de 250 homicides de nourrissons de moins de 1 an seraient en outre commis chaque année en France d’après l’INSERM (2010).

Pour aller plus loin

- La Haute Autorité de Santé a publié, à l’automne 2014, un document récapitulant les procédures à suivre et les contacts utiles.

- Le numéro du Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger est le 119.

- Dans chaque département existe une Cellule de recueil, d’évaluation et de traitement des informations préoccupantes (Crip).


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Au 1er avril 2017, 70.230 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 2,7 % par rapport au mois d’avril 2016 (68.361). Au 1er mars 2017, il y avait 69.430 personnes incarcérées, ce qui représente une hausse mensuelle de 1,2 %.

Début 2016, sept Unités hospitalières spécialement aménagées (Lyon-Bron, Toulouse, Nancy-Laxou, Fleury-les-Aubrais, Villejuif, Lille-Seclin et Rennes) fonctionnaient en France. La huitième unité a ouvert le 18 juillet 2016 à Cadillac, en Gironde.

Un reportage de l’AFP, un rapport du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants du Conseil de l’Europe et le projet de loi de finances 2013 nous permettent de faire le point sur ce nouveau type de structure.

Voici plus de six ans, l’UHSA Simone Veil de Bron-Vinatier ouvrait ses portes et accueillait ses premiers patients détenus. Cette unité a 60 lits répartis en trois unités. Chaque unité a un projet particulier : accueil d’un patient en crise, soins individualisés, réadaptation. L’UHSA (unité hospitalières spécialement aménagées) reçoit des patients en hospitalisation libre ou sans consentement, recevant plutôt des malades souffrant de pathologies psychiatriques décompensées (psychoses, épisodes dépressifs graves). A ce jour, sept autres UHSA ont été ouvertes en France. Il était donc intéressant de retourner interviewer le Capitaine Jean-Christophe Wiart que la Fondation avait déjà rencontré en novembre 2010 pour tirer les premiers enseignements de deux ans d’expérience du métier de surveillant en un tel lieu.

Le 3 décembre 2015, lors de la soirée maintenant annuelle de la Fondation Après-Tout, avait été invité le Docteur Olivier Robert, neuropsychiatre et médecin du personnel de l’hôpital Edouard Herriot, sur le thème : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société »...

Selon les chiffres publiés le jeudi 15 octobre 2015 par l’Assurance maladie, les dépenses de médicaments en 2014, de 23 milliards d’euros, ont augmenté par rapport à 2013, de 845 millions d’euros (soit 3,8% de plus qu’un an plus tôt), en particulier du fait d’une nouvelle génération de molécules contre l’hépatite C comme le Sovaldi...

Est également proposé un temps de rencontre et d’échanges à partir d’un exposé : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société » par le Docteur Olivier ROBERT, neuropsychiatre et médecin du personnel.

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