Le contrôleur général des lieux de privation de liberté émet un avis relatif au nombre de personnes détenues

Extraits de l’interview du Contrôleur général publiée dans 20 MINUTES le 13 juin 2012 :

Quels problèmes cette surpopulation engendre-t-elle ? L’opinion publique pense que plus les prisons sont pleines, plus la société est sûre. Je remets ça en cause. Les prisons surpeuplées rendent la réinsertion difficile. Le suivi de chaque détenu se complique. Le travail derrière les barreaux se raréfie. Je ne cède rien sur la sécurité. Je me demande juste si, dans ces conditions, la prison est efficace. La vérité éclate le jour de la sortie d’un détenu. Pas le jour de son entrée…

Le gouvernement précédent a décidé d’exécuter un reliquat de 100 000 peines qui n’étaient pas suivies d’effets. Etait-ce une bonne décision ? Il faut exécuter les sanctions quand elles sont prononcées. Aujourd’hui, on se retrouve avec des peines datant de 2008 qui n’ont pas été exécutées. On va chercher un type condamné à un mois de prison pour deux excès de vitesse il y a quatre ans. Cela n’a pas de sens !

Que proposez-vous ? Une loi d’amnistie. Effaçons l’ardoise des petites peines. Oublions les peines de moins de six mois de prison et celles qui ont été prononcées il y a plus de deux ans. Cela permettra de remettre les compteurs à zéro.

Vous allez être taxé de laxisme…Je ne suis pas angélique. Mais sommes-nous aussi assoiffés de sécurité ? Je ne le crois pas. Et j’aimerais que les politiques aient un peu de courage…

Lire l’avis du 22 mai 2012 et publié le 13 juin 2012


envoyer l'article par mail envoyer par mail
Version imprimable de cet article Version imprimable

Nées à l’initiative d’un petit collectif de cinq personnes, infirmières et médecin, habité par la conviction qu’une mise en mots sur notre pratique est porteur de sens pour notre monde médico-social, les causeries médico-sociales ont dorénavant un site Internet...

Au 1er mai 2017, 69.679 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une hausse de 1,4 % par rapport au mois de mai 2016 (68.685). Au 1er avril 2017, il y avait 70.230 personnes incarcérées, ce qui représente une baisse mensuelle de 0,8 %.

Début 2016, sept Unités hospitalières spécialement aménagées (Lyon-Bron, Toulouse, Nancy-Laxou, Fleury-les-Aubrais, Villejuif, Lille-Seclin et Rennes) fonctionnaient en France. La huitième unité a ouvert le 18 juillet 2016 à Cadillac, en Gironde.

Un reportage de l’AFP, un rapport du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants du Conseil de l’Europe et le projet de loi de finances 2013 nous permettent de faire le point sur ce nouveau type de structure.

Voici plus de six ans, l’UHSA Simone Veil de Bron-Vinatier ouvrait ses portes et accueillait ses premiers patients détenus. Cette unité a 60 lits répartis en trois unités. Chaque unité a un projet particulier : accueil d’un patient en crise, soins individualisés, réadaptation. L’UHSA (unité hospitalières spécialement aménagées) reçoit des patients en hospitalisation libre ou sans consentement, recevant plutôt des malades souffrant de pathologies psychiatriques décompensées (psychoses, épisodes dépressifs graves). A ce jour, sept autres UHSA ont été ouvertes en France. Il était donc intéressant de retourner interviewer le Capitaine Jean-Christophe Wiart que la Fondation avait déjà rencontré en novembre 2010 pour tirer les premiers enseignements de deux ans d’expérience du métier de surveillant en un tel lieu.

Le 3 décembre 2015, lors de la soirée maintenant annuelle de la Fondation Après-Tout, avait été invité le Docteur Olivier Robert, neuropsychiatre et médecin du personnel de l’hôpital Edouard Herriot, sur le thème : « Le personnel hospitalier au carrefour de notre société »...

Selon les chiffres publiés le jeudi 15 octobre 2015 par l’Assurance maladie, les dépenses de médicaments en 2014, de 23 milliards d’euros, ont augmenté par rapport à 2013, de 845 millions d’euros (soit 3,8% de plus qu’un an plus tôt), en particulier du fait d’une nouvelle génération de molécules contre l’hépatite C comme le Sovaldi...

Toute les brèves

Contact

Fondation Après-Tout

Adresse : 15 rue Jean Perréal 69008 LYON

Mail : contact@apres-tout.org

Rechercher