Deux nouveaux avis du Contrôleur général des lieux de privation de liberté

Dans son avis relatif à l’informatique, Jean-Marie Delarue engage l’administration pénitentiaire à "mieux garantir la liberté de communication" des détenus, "sans autres limites que celles exigées par la sécurité, l’ordre public, leur avenir et le droit de leurs victimes". Selon lui, certaines "prohibitions de matériels, limitant par exemple la capacité ou la puissance (...) ne sont en rien liées aux mesures de sécurité", tandis que des interdictions sont parfois "dénuées de toute logique qui les rende explicables et compréhensibles". Ainsi, dans certains établissements, les imprimantes sont autorisées mais non le papier blanc et, "surtout, l’administration pénitentiaire est résolument hostile à toute technique ou tout matériel permettant la communication avec autrui". En cellule, le contrôleur admet qu’aucun matériel "ne doit permettre de communiquer directement (...) avec un tiers", mais il considère que "toute limitation relative aux capacités utiles doit être levée". Et dans les locaux collectifs surveillés, "les matériels et les données permettant la communication doivent être admis et même encouragés", estime-t-il, en demandant que l’accès aux services de messagerie électronique soit également assuré, dans les mêmes conditions que toute autre correspondance. "L’assouplissement des règles d’accès à l’informatique est nécessaire", insiste M. Delarue, notamment pour "améliorer la réinsertion des personnes détenues" et donc prévenir la récidive.

Dans son avis sur la "supervision des personnels de surveillance et de sécurité", Jean-Marie Delarue recommande également la création "d’instruments donnant la possibilité à un agent (...) d’évoquer en toute confiance, dans le cadre d’une relation égalitaire, la manière dont il accomplit sa tâche". En particulier, dit-il, lorsque l’agent rencontre des difficultés susceptibles de "retentir jusque dans sa vie personnelle", parfois de manière tragique. Il existe de tels instruments pour certaines professions et institutions (santé, éducateurs...), note le contrôleur, et certaines dispositions sont mises en oeuvre pour le personnel de sécurité (médecine du travail, aide psychologique...). Mais "ces initiatives ont un caractère limité", parce qu’elles sont "exceptionnelles", ou liées à la hiérarchie, ou conçues de telle manière "qu’y avoir recours représente pour l’agent un aveu de faiblesse". Puisqu’"il existe, dans les métiers de la sécurité une tradition qui impose à chacun d’être fort", les personnels ont donc "le choix entre passer pour une personne fragile ou taire les incidences graves de leur vie professionnelle". Le contrôleur des prisons suggère donc que les agents aient accès, de manière généralisée mais libre et confidentielle, à des entretiens individuels ou à des échanges collectifs, avec d’autres agents de même niveau hiérarchique, professionnels ou interprofessionnels...

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Nées à l’initiative d’un petit collectif de cinq personnes, infirmières et médecin, habité par la conviction qu’une mise en mots sur notre pratique est porteur de sens pour notre monde médico-social, les causeries médico-sociales ont dorénavant un site Internet...

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Voici plus de six ans, l’UHSA Simone Veil de Bron-Vinatier ouvrait ses portes et accueillait ses premiers patients détenus. Cette unité a 60 lits répartis en trois unités. Chaque unité a un projet particulier : accueil d’un patient en crise, soins individualisés, réadaptation. L’UHSA (unité hospitalières spécialement aménagées) reçoit des patients en hospitalisation libre ou sans consentement, recevant plutôt des malades souffrant de pathologies psychiatriques décompensées (psychoses, épisodes dépressifs graves). A ce jour, sept autres UHSA ont été ouvertes en France. Il était donc intéressant de retourner interviewer le Capitaine Jean-Christophe Wiart que la Fondation avait déjà rencontré en novembre 2010 pour tirer les premiers enseignements de deux ans d’expérience du métier de surveillant en un tel lieu.

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Selon les chiffres publiés le jeudi 15 octobre 2015 par l’Assurance maladie, les dépenses de médicaments en 2014, de 23 milliards d’euros, ont augmenté par rapport à 2013, de 845 millions d’euros (soit 3,8% de plus qu’un an plus tôt), en particulier du fait d’une nouvelle génération de molécules contre l’hépatite C comme le Sovaldi...

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