Dans la peau d’un surveillant de prison

Arthur Frayer est ce que l’on appelle un « infiltré ». Pour décrire la situation dans les prisons françaises, ce Sandillonnais de 27 ans n’a pas hésité à mettre « un an de sa vie entre parenthèses » et à passer le concours de surveillant de prison.

Aujourd’hui, deux ans après son expérience, il raconte son histoire.

De la préparation du concours, en 2008, à sa démission de l’administration pénitentiaire, fin 2009. Du premier contact avec la prison - « trois semaines après le début de la formation pour que ceux qui ne supporteraient pas abandonnent rapidement » -, à Fleury-Mérogis, à sa titularisation à la maison d’arrêt d’Orléans.

Dans ce « Petit Fresnes », chaque surveillant est affecté à une « coursive » (un étage). « En théorie, sur une coursive, il y a 38 cellules d’une place. Dans les faits, dans ces 38 cellules, entre 90 et 95 détenus cohabitent à deux, voire à trois, dans 9 m2 », témoigne-t-il.

Page après page, Arthur Frayer égrène, avec force détails, le quotidien d’un surveillant et, par là même, des détenus. Il raconte la « tension permanente », les « insultes » et les rares moments d’humanité dont ces prisons « Cocotte-Minute » sont le théâtre.

« Mon livre n’est pas contre les surveillants mais contre le système. Surveillants et détenus sont dans la même galère. Améliorer les conditions de détention, c’est améliorer les conditions de travail des matons. Mon but était de dire la complexité de la prison sans avoir un regard manichéen », explique-t-il simplement.

Arthur Frayer, Dans la peau d’un maton, Fayard, collection Documents, 2011, 306 p., 17,90 €


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