Le double espoir

1. Une remarque préliminaire

En France, souvent les membres d’un couple décident d’un commun accord de procréer, de mettre au monde un enfant, de l’élever, de lui apprendre la liberté. Cette fécondité est presque toujours l’expression d’un amour, d’une confiance et d’une responsabilité.

En France, souvent l’homme et la femme qui forment un couple choisissent d’avoir d’autres enfants. Les motivations d’un deuxième, d’un troisième, d’un quatrième enfant sont proches de celle qui a présidé au choix d’engendrer un premier bébé mais, à l’amour initial, s’ajoute parfois d’autres motifs plus ou moins clairs. On peut citer entre autres :

- pour établir une fratrie ;
- pour créer une mixité ;
- pour recueillir et prolonger la « tradition » familiale.

Bref, au delà de ces quelques exemples possibles, on découvre que la motivation d’engendrer est le fruit d’un amour véritable mêlé à d’autres considérations plus ou moins conscientes.

Tout cela fait l’histoire secrète et intime qui conduit un couple à désirer des descendants pour se prolonger dans le temps. D’ailleurs (et heureusement) chaque enfant ne cherche pas à savoir ce que ses parents biologiques pensaient lorsqu’ils l’ont conçu. Il vit et accueille avec bonheur le fait d’être au monde et de s’approprier sa vie personnelle.

2. Un malheur… une chance

Il arrive parfois qu’un premier enfant soit atteint d’une maladie rarissime entraînant inévitablement une mort précoce infiniment douloureuse. On ne sait pas encore soigner ce genre d’affection mais on sait la guérir à 98 % des cas par le sang du cordon ombilical d’un frère ou d’une sœur qui naitrait après lui.

Que des parents aient entre autres motifs celui de tenter de guérir leur enfant gravement atteint en mettant au monde d’autres enfants sous un sévère contrôle médical, cela semble normal, voire grand et responsable. Ils n’utilisent pas leur deuxième ou troisième enfant pour guérir le premier mais parce qu’ils s’aiment et qu’ils aiment leur descendance…

Si quelques gouttes de sang du cordon et quelques cellules de placenta peuvent presque à coup sûr guérir leur aîné, s’en priver demande une réflexion profonde et avisée de la part des parents. Bien sûr, cette décision peut avoir des répercutions psychologiques sur l’enfant du « double espoir » surtout si malheureusement des personnes pas assez informées ou d’un autre point de vue appellent ce « bébé sauveur » un « enfant médicament ».

3. Autres solutions

Il existe aujourd’hui plusieurs autres solutions et à l’avenir, il en existera sans doute, encore d’autres. Ainsi, maintenant, on peut penser qu’en établissant une « banque nationale » repérant sur les centaines de milliers de naissances annuelles le sang compatible qui guérirait de cette maladie orpheline, on pourrait « sauver » quelques dizaines d’enfants… Mais à quel prix ? Quelle administration ? Est-ce raisonnable ?

4. Quelques modestes conseils d’un citoyen anonyme

Aussi, présentement, permettez-moi d’émettre quelques modestes conseils :

- Continuer et accentuer les recherches scientifiques, médicales et sociales.

- Ne pas légiférer en la matière.

- S’entourer de conseillers modestes, désintéressés, discrets, compétents, prudents et respectueux des personnes et de la dignité de l’humanité.

- Ne pas tomber dans un « scientisme » qui cancériserait la société entière.

- Ne jamais « utiliser » un être humain, d’une manière ou d’une autre.

- Eviter comme la peste les « mots » qui affligent et détériorent la vie sociale.

- Se souvenir que nous sommes des mortels faillibles, vivant au milieu de mortels faillibles.


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